Pour Habit / The Flatliners / NOFX - Villeurbanne (69) Transbordeur - 20/04/2009 | C'est encore très fatigué de mon week-end "Reperkurock" et donc en très petite forme que je me rends au Transbo pour la deuxième fois en trois jours afin d'assister au concert d'un des plus légendaire groupe punk californien, j'ai nommé NOFX themselves. La dernière fois qu'ils sont venu jouer pour les gones c'était il y a au moins 6 ou 7 ans et je n'avais pas pu assister au concert pour cause de week-end prolongé dans ma champagne natale. Il était donc hors de question de les louper cette fois-ci.
Lorsque je suis arrivé, Pour Habit avait déjà commencé son set. Beaucoup de bruit autour de ce groupe en ce moment, conclu par une signature chez Fat Wreck Chords toute fraîche (comment ça bizarre ?). Et bien ma première impression n'est pas très concluante. Je n'ai pas trop aimé les morceaux du groupe (desservis par un son très moyen ceci-dit) qui ne m'ont pas du tout scotché. De plus sur scène à part le chanteur qui assure le show, les autres membres du groupe sont plutôt statiques. Bof bof donc même si je ne m'arrêterais pas sur une première impression, on attendra de voir la deuxième avant de se faire une opinion définitive.
Les choses sérieuses commencent lorsque déboulent sur scène les gamins de The Flatliners. Le fait de les qualifier de gamin n'est pas péjoratif, c'est juste la jalousie d'un trentenaire vieillissant et bedonnant... Là il faut dire que j'étais impatient de voir de quoi étaient capable les canadiens sur scène. Et bien je peux dire qu'ils envoient du bois ! Ca joue à fond les ballons, plus vite encore que sur CD , et tous les membres du groupe sont à fond du début à la fin du show. Le timbre de voix du chanteur est le même que sur les albums, il n'y a donc pas de tricherie sur ce point (ceci dit c'est assez rare dans le punk), et se fond à la perfection et aussi bien dans les morceaux punk du groupe, que dans ceux reggae ou ska. Et oui les canadiens sont éclectiques et c'est une des choses qui me plaît beaucoup chez eux. Le bassiste déroule ces lignes de basses parfois somptueuses avec une facilité déconcertante (pour le pauvre bassiste merdique que je suis). Mais je dois avouer que pour une fois ce n'est pas sur le bassiste que j'ai bloqué mais sur le batteur. Putain la gars a martelé sa batterie pendant les 40 minutes du set, y'avais un tas de copeaux des baguettes à la fin ! J'adore les batteurs qui tapent et bien j'en ai rarement vu un qui tape comme ça nom de diou ! Un set que j'aurai bien aimé voir prolongé de quelques dizaines de minutes mais bon il paraît qu'ils reviennent jouer à Lyon au mois d'août, je pense que je serais de la partie.
Le temps d'aller uriner et de me rincer le gosier et me voilà de retour dans la salle où les kids ont investi la fosse pour ne pas perdre une miette du spectacle. Après une intro musicale semblant être tiré d'un spectacle pour enfant (au vu de la manière de chanter et du "ton") dénonçant le racisme, nos quatre lascars débarquent sur scène sous les cris de contentement du Transbo plein à craquer. Et là pas le temps de s'échauffer, ça part direct dans les tubes et les watts, pour le plus grand bonheur de l'audience du jour. En vrac et dans le désordre le public à eu le droit à Seeing Double At The Triple Rock, The Desperation's Gone, Bob, Linoleum, Franco Un-American, Stickin' In My Eyes ou encore Kill All The White Man où le chanteur de Pour Habit, qui est noir, est venu pousser la chansonnette avec le gros Mike. On a également eu droit à un featuring avec Daff et Trint, les jumeaux d'Uncommonmenfrommars sur Champs-Elysées. On a évidemment eu également le droit à quelques morceaux du prochain album qui s'annonce prometteur. Passons rapidement sur le bouffon qui est monté sur scène pour gueuler "Fuck Sarkozy" et qui c'est plutôt tapé l'affiche tant il était bourré et tant son franco-anglais était ridicule... Par contre j'ai halluciné lorsque j'ai pu me rendre compte que la légende était vraie : les kids balancent leurs chaussures sur scène et sur la gueule des NOFX (leur album So Long And Thanks For All The Shoes sorti en 1997 en témoigne comme son titre l'indique). Ca n'a pas l'air de déranger le groupe même lorsque Fat Mike s'en prend une en plein dans la gueule ! Je trouve ça délirant car c'est un truc nul, qui ne sert à rien, et qui n'est fait que pour les californiens... Après un rappel et un final où ils ont repassé un autre morceaux du spectacle du début où les musiciens plus les roadies dansait façon Chantal Goya dans Pandi-Panda (normal la bande-son est, comme je disais, à mon avis tiré d'un spectacle pour enfant) et le groupe tire sa révérence.
En résumé, je suis bien comptant d'avoir dépassé ma grande fatigue pour venir ce soir, ça aurait vraiment été dommage de ne pas aller les voir jouer. En plus moi qui craignait voir un concert pourri au vu de leur réputation de toujours jouer bourré et donc comme des merdes, je dois dire que le concert était plutôt bien à ce niveau, et que à part El Hefe, qui a quand même assuré, les autres n'avaient pas l'air éméchés. Une légende de plus à mon tableau de chasse. Maintenant la prochaine sera Social Distortion à Paris au mois de juin. Mais là ça sera autre chose car là je suis vraiment fan, beaucoup plus que de NOFX...
Rédacteur : Cortex |
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