The Durango Riot / Social Distortion - Paris (75) Le Bataclan - 08/06/2009



Pratiquement 10 ans que Social Distortion n'avait pas mis les pieds à Paris. Autant dire un bail qui justifie que ce concert était un événement. Les plus vieux, et il y en avait un paquet ce soir la moyenne d'âge devant largement dépassé les 30 ans, n'ayant pas vu leur groupe fétiche depuis une décennie, et les plus jeunes, ayant découvert le groupe plus tard, comme moi, n'ayant jamais eu l'occasion de les voir du fait de cette absence. D'ailleurs le public est venu ce soir des quatre coins de la France (la présence des membres de J'aurai Voulu en témoigne).

Journée pluvieuse sur Paris pour accueillir les américains. Ca n'a pratiquement pas arrêté de la journée. Arrivé dans la capitale aux alentours de midi, l'impatience monte au fur et à mesure que le temps passe. Je suis pratiquement comme un gamin de 14 ans qui à rencard avec une meuf pour la première fois lorsque je pénètre dans le Bataclan qui sera plein à craquer ce soir. Faut dire que les californiens sont parmi mes groupes préférés, même mon préféré carrément. L'atmosphère à l'intérieur est aussi humide qu'à l'extérieur avec la chaleur en plus (il devait faire au moins 40° là-dedans !) et les bières moyennement fraîches (et horriblement chères) ne parviendront pas à me désaltérer. Pas grave ce soir je pourrais supporter n'importe quelles conditions…

Le concert commença par une mauvaise surprise : l'annonce de l'annulation de la prestation de The Bones. Dommage je me faisais une joie de les voir également mais bon tant pis. Le concert débute donc avec The Durango Riot, jeune groupe suédois qui vient de sortir son premier album. Les gars sont de gros rockers avec les perfectos sur scène (vu la chaleur qu'il faisait c'est un peu con mais bon le look…) et ma foi ont assuré un set carré et agréable même si certains de leurs morceaux ont tendances à être un peu trop long à mon goût et m'ont quelque peu lassés.

Après un changement de plateau assez rapide, Mike Ness déboule enfin sur scène coiffé d'un chapeau (qu'il quittera dès la fin du premier morceau) et attaque direct le set avec ses acolytes dont le nouveau batteur, Charlie Quitana ayant décidé récemment de quitter le groupe après dix ans de bons et loyaux services. Après deux morceaux, Mike Ness prend enfin la parole pour saluer le public et pour s'excuser d'être rester aussi longtemps sans venir jouer à Paris et laisse la porte ouverte à un retour dès l'année prochaine, sûrement pour défendre le nouvel album prévu pour fin 2009. Y'a pas à dire, Mike Ness à du charisme et il dégage vraiment quelque chose lorsqu'il chante et lorsqu'il parle, ce qui explique sûrement en parti le succès du groupe. Un paquet de tubes vont être enchaînés durant la première partie du set (Sick Boy, Another State Of Mind, Mommy's Litlle Monster, Don't  Drag Me Down, Reach For The Sky, Highway 101, Ring Of Fire, etc…) ce qui aura pour effet de déclencher un pogo "moite" vu la chaleur qui règne dans le Bataclan. La deuxième partie du set est un peu plus calme avec des titres plus mélancoliques (Bad Luck, Sometimes I Do, etc…) qui auront pour effet de faire retomber un peu la sauce. Un premier rappel avec entre autres Prison Bound et Still Alive, un nouveau morceau qui s'annonce prometteur pour l'album à venir, puis un deuxième avec Story Of My Life et Ball And Chain pour conclure et voici le groupe parti définitivement à la grande déception du public qui en voulait plus. Et comment ! Merde dix ans qu'ils étaient pas venus ! On aurait pu en avoir plus et pour ma part j'aurais aimé plus de titres des deux derniers albums, des chefs-d'œuvre pas assez exposés ce soir : un titre seulement de White Light, White Heat, White Trash et  quatre de Sex, Love & Rock'n'roll.

Je ressort donc de ce concert avec le joie immense d'avoir pu enfin voir Social Distortion en live, mais un peu frustré par la set-list très orientée "best-of", cette mini-tournée estivale étant donnée à l'occasion des trente ans du groupe, ceci expliquant sûrement cela, et un son un peu moyen pour profiter pleinement de l'évènement. Quoiqu'il en soit je pense que je serais de nouveau de la partie l'année prochaine s'ils reviennent soutenir leur prochaine galette.


Rédacteur : Cortex


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