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A l'occasion de la sortie de Un Brin d'Essence Dans La Déroute, leur deuxième album, nous avons décidé de poser quelques questions à Charly Fiasco pour faire un point avec eux sur leur "carrière" et sur leur ressenti de la scène punk-rock actuelle. Entretien avec Romain, le chanteur du combo, qui n'a rien d'un vampire (blague pourrie, comprendra qui pourra).
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| Un Brin d'Essence Dans La Déroute, votre deuxième album, vient tout juste de sortir. Tu peux nous en parler un peu ? |
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Et bien c'est le fruit d'un an de tournée un peu partout, en France et en Europe. C'est aussi le résultat et un témoignage de nos vies actuelles. Il y a pas mal de choses qui ont évoluées depuis le premier album, on a grandit, on a un peu mûrit, on est presque devenu adultes.
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| Il est, comme le précédent, sorti par Guerilla Asso. Comment s'est passée votre rencontre avec le label parisien ? |
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Je connais Till depuis un paquet d'années maintenant. Nous avons quasiment le même âge, et je suis très admiratif de la manière dont il a toujours fonctionné. On devait organiser une date pour Les Betteraves il y a dix ans de ça. On s'échangeait des mails à l'époque où on faisait respectivement des émissions sur des radios locales. La rencontre s'est faite tout naturellement, et l'échange avec le label parisien comme tu dis c'est fait comme une juste continuité de notre relation.
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| D'un point de vue extérieur, j'ai l'impression que ce label est une grande famille, notamment pour certains groupes français (Charly Fiasco, Dolores Riposte, Nina'School, Justin(e) & Guerilla Poubelle) qui se ressemblent sur beaucoup de points, la musique et l'âge notamment. Quel est ton sentiment là-dessus ? |
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Oui c'est vrai qu'il y a un peu de ça, nous habitons tous dans des villes différentes, mais nous partageons la même démarche artistique, le même passion pour la langue de Coluche mélangée avec des influences musicales anglo-saxonnes. Humainement, on est tous très copains. Le seul problème c'est que nous avons pas l'âge des mecs de Nina'School. Malheureusement. Charly Fiasco c'est un peu la maison de retraite de la bande !
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| Revenons-en à votre album. Comment s'est passé sa composition et son enregistrement ? |
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L'ensemble a été fait de manière relativement rapide. C'est un exercice délicat, dans lequel nous n'excellons pas outre mesure. Nos bons ami(e)s de l'Espiceria Asso, nous ont proposé une résidence à la campagne l'été dernier. Nous sommes partis nous isoler du monde une semaine. On a composé un maximum, et puis nous avons complété avec des titres que nous avions déjà. J'ai vomi les textes en un week-end, apparemment il fallait que ça sorte. L'enregistrement s'est fait en deux parties : la première au Warmaudio avec Kris et Boule, la seconde à la garçonnière, notre local de répète, avec notre pote Mathieu Zuzek.
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| Vous l'avez donc enregistré au Warmaudio à Décines, dans la banlieue lyonnaise, où beaucoup de groupes punk-rock enregistrent ces derniers temps. Qu'à de particulier ce studio pour attirer de si nombreux groupes ? |
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Le Warmaudio est un complexe qui a la particularité de réunir salle de concert, locaux de répétitions et studio d'enregistrement. Les mecs qui bossent la dedans sont des passionnés, des mecs qui vivent le rock'n'roll depuis leur tendre enfance, la passion avant tout. Quand tu bosses avec des gens comme ça, il y a de bonnes chances pour que ça se passe bien.
Pour être franc, nous appréhendions au début de partir dans un studio professionnel comme celui-ci. Kris et Boule ont toujours bossé avec de bons musiciens, avec des mecs qui ne font que ça. Charly Fiasco en studio c'est très très loin des performances d'Unco. J'ai passé un coup de fil à Ed pour savoir un peu ce qu'il en pensait... et il a finit de me convaincre !
Ca bosse fort dans une ambiance détendue. Quand il faut mettre un coup de collier, les lascars sont là pour recentrer le débat. Au final, nous sommes très content du résultat !
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| L'album sort également au Québec sur le label Big Wheel Records. Est-ce uniquement un plan obtenu grâce à Guerilla Asso où connaissez-vous les gens qui gèrent le label ? |
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Nous avons rencontré Dédé de Big Wheel via Till de Guerilla quand notre split avec Guerilla Poubelle est sorti au Québec. Donc oui c'est un plan obtenu grâce à Guerilla Asso. Dans la foulée nous sommes partis jouer au Québec et rencontrer pour de vrai tous ces gens. La rencontre fût une histoire extrêmement riche pour nous. Le groupe Brixton Robbers avec qui nous avons tourné la bas, font partis de nos "meilleurs" copains du punk-rock. C'est un peu notre équivalent débilos outre-atlantique !
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| Comment êtes-vous accueillis là-bas ? |
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Humainement, c'est impeccable, les gens donnent beaucoup de leur personne pour que tout se passe au mieux. Après, il faut savoir que c'est des conditions de tournée différentes à celles que l'on rencontre en Europe. Il y a rarement à manger dans les clubs, dormir c'est toujours un peu délicat aussi, mais l'expérience humaine et le choc culturel te permet de vite oublier quelques détails de confort qui n'ont au final que très peu d'importance.
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| Vous revenez d'un mini-tour sur les routes pour défendre votre album sur scène. Est-ce facile de nos jours de monter une tournée ? |
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Je suis mal placé pour te répondre car je ne m'occupe pas du booking du groupe. Mais non, je pense que c'est un exercice très difficile et un travail quotidien de longue haleine. C'est quand même pas le style du musique qui te ramène le plus de monde aux concerts !
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| Qu'est-ce qui a changé pour vous depuis la sortie de Petit Excès De Folie Ordinaire, votre premier opus ? |
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Objectivement, pas grand chose. Si, il y a certainement un peu plus de monde aux concerts... Mais on n'aspire pas a ce que ça change, tout ce que nous vivons actuellement avec le groupe est vraiment très cool.
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| Vous avez écoulé combien d'exemplaires de Petit Excès De Folie Ordinaire, votre premier album ? |
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Assez pour ouvrir un compte associatif !
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| Que faîtes-vous à côté du groupe pour gagner votre vie ? |
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On fait tous des trucs différents. Un peu comme the A team. Dick bosse dans l'aéronautique, Jules dans un hôpital, Mato est graphiste tandis que de mon coté je travaille dans une institution spécialisée.
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| Comment est la scène punk-rock à Toulouse ? Ca bouge dans la ville rose ? |
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Bien sur que ça bouge ! Il y a plein d'assos qui remue un peu le bordel. Je pense à ToLoosePunkers bien sur mais aussi Shorter, Faster, Louder, T'peux pas test, Toulouse Hardcore Shows, La Meute, Kartier Libre... Les alentours de la ville rose ne sont pas en reste non plus, il y a plein de groupes qui tournent bien... Entre autres : I Was A Teenage Alien, Dirty Fonzy, Ben&Fist, Bias, From behind. Je dois en oublier plein, ils m'excuseront !
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| Quels sont les groupes qui vous bottent en ce moment ? Les derniers skeuds sur lesquels vous avez scotché ? |
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En vrac, voici ce que nous écoutons dans le camion et les derniers truc qui nous bottent en ce moment. Bon, je parle plus en mon nom en fait... Je suis pas sur que Mato et Dick aiment Nerf Herder...
Mixtapes "Discographie" Mass Confusion "Deaf, Blind & Dumb" Apple Jack "Leaving The City" Maladroit "Jerk Alert" Dirty Fonzy "Underground City" Dead To Me "Little Brother" Nina'School "13 Comptines" Uncommonmenfrommars " Je Déteste Mon Groupe" Nerf Herder "La Totale" Volbeat "Heaven Nor Hell" I was A Teenage Alien " Laser On" Pin Up Explosion "Doobah"
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| Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ? Et pourquoi du punk-rock plutôt que du reggae ou du jazz ? |
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Le punk-rock est venu naturellement. On était ado, on faisait du skateboard, c'était la bande-son de notre adolescence. Faire de la musique paraissait un truc un peu insurmontable. C'est là où le punk-rock joue un rôle fondamental. Jouer des trucs qui te plaisent très rapidement, avoir accès à l'orgasme musical en quelques semaines. C'était encore mieux qu'un plaisir solitaire ! Le reggae ou le jazz ? Trop compliqué ! Le punk-rock a sauvé nos vies !
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| Le mot de la fin est pour toi Romain. |
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| Merci à toi d'avoir accordé du temps pour cette interview ! Longue vie à punk-tofs et tous à vos masques ! |
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